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Quels sont les effets du réchauffement climatique pour la planète ?

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  • Les scientifiques estiment que le réchauffement climatique provoquera une augmentation d’au moins +3°C des températures mondiales d’ici 2100 si des mesures immédiates ne sont pas prises. À titre de comparaison, +5°C sur 15 000 ans, c’est ce qui nous sépare aujourd’hui de l’ère glaciaire, quand le Nord de l’Europe était sous les glaces et que nous chassions les mammouths.
  • Pour comprendre les conséquences du réchauffement climatique il faut comprendre tout l’engrenage que déclenche une augmentation des moyennes de température. Le réchauffement climatique ne signifie pas +3°C aux températures de saison.
  • Ce réchauffement climatique entrainera dès 2050 des conséquences irrémédiables : plus de 280 millions de déplacés à cause de la montée du niveau des océans, augmentation du nombre d’événements météorologiques extrêmes (incendies, sécheresses, typhons, ouragans), 6ème extinction de masse des espèces animales (notamment des insectes dont le rôle de pollinisateur est à l’origine de près de 70 % de notre alimentation).
  • En France, Paris connaitra des températures dépassant les 50 °C en été, une partie des côtes disparaîtra sous les eaux, le pourtour Méditerranéen changera de climat pour un climat semi-désertique, tandis que le reste du pays souffrira de sécheresses accrues en été et d’inondations de plus en plus fortes à l’automne.

Le réchauffement climatique est aujourd’hui un fait établi, que très peu de personnes se risquent encore à remettre en question.

Si les prévisions fluctuent d’une étude à l’autre, une augmentation minimale des températures de +3°C d’ici 2100, si rien n’est fait, fait consensus.

Ce qui nous sépare de l’âge de glace

+3°C c’est la différence des températures annuelles moyennes entre Paris et Marseille, qui est pour l’instant, loin d’être un désert sans eau. Alors, pas si dramatique le changement climatique ?

Sauf qu’il ne faut pas confondre météo et climat : il s’agit d’une augmentation moyenne de la température, certaines régions verront leurs températures augmenter bien plus vite.

Pour mieux se représenter les conséquences d’un tel réchauffement, ayons entête que ce qui nous sépare de la précédente ère glaciaire, lorsque l’Europe du Nord était recouverte d’un énorme glacier et que les mammouths étaient une espèce animale commune sur notre continent. À cette époque, la moyenne des températures n’étaient que de -5°C inférieures à celles d’aujourd’hui.

Comprendre l’engrenage du réchauffement climatique.

Quand on parle de réchauffement climatique, tout est compliqué. La planète Terre est un système complexe : un équilibre parfait entre les millions de choses et d’êtres qui la peuple, comme un château de carte. Ainsi, même la plus petite des variations (la plus petites et éloignées des cartes) peut avoir des conséquences finales dramatiques. C’est connu sous le nom “d’effet papillon”.

Pour connaître les effets d’un changement, il faut donc avoir une vision complète de l’engrenage qu’il déclenche, de toute la cascade d’évènements qu’il va générer.

Par exemple : une augmentation de +3° des températures augmentera, entre autres nombreux effets, la température de l’eau des océans, qui entrainera un décalage thermique, qui générera des cyclones et ouragans, qui déverseront des pluies diluviennes dans certaines partie du globe, qui alors provoqueront l’extinction de plusieurs espèces végétales, qui a leur tour provoqueront l’extinction de plusieurs espèces animales de la chaine alimentaire, entrainant elles aussi des extinctions en chaine et des changements de comportement des autres espèces, qui présenteront alors une menace pour les quelques cultures humaines restantes non détruites par les ouragans, ce qui diminuera plus encore les rendements, entrainant une montée des prix, crise sociale, vagues de migrations, etc…

Mais quels sont les effets d’un réchauffement de +3°C ?

Très chaud mais aussi très froid

Le réchauffement climatique ne sera pas uniforme sur toute la planète : certaines régions connaîtront de fortes augmentations de températures (jusqu’à +10°C, notamment aux pôles) tandis que d’autres, impactées par la modification du Gulf Stream (courant océanique) connaitront des épisodes de froid de plus en plus intenses en hiver. Ainsi, les eaux froides libérées par la fonte des glaces modifieront ce courant marin et empêcheront les eaux chaudes venues du Sud de l’Atlantique réchauffer les côtes européennes.

Sa disparition totale pourrait rendre plus fréquent des températures polaires en France, comme c’est déjà le cas certains hivers en Amérique du Nord, ou les températures peuvent descendre jusqu’à -30°C à Chicago, pourtant à la même latitude que Rome.

Catastrophes naturelles

Les évènements météorologiques extrêmes seront également plus nombreux. Les différences de températures entre la surface et l’altitude en Atlantique provoqueront de nombreux ouragans et cyclones dans les Caraïbes notamment. La hausse des températures provoquera aussi des sécheresses de plus en plus nombreuses facilitant de terribles incendies comme viennent de commencer à connaître l’Australie ou la Californie.

Disparitions de terres et migrations

La fonte des glaces, au Groenland et en Antarctique, et la dilatation de l’eau (due à son réchauffement) entraînent depuis plusieurs années une montée du niveau des océans qui atteindra plus de 3 mètres d’ici 2100, selon cette étude réalisée par des chercheurs australiens et publiée dans la très respectée revue scientifique Nature.

Même avec une élévation de 2 mètres du niveau des océans (conclusions d’un rapport du GIEC de 2019), de nombreuses régions très peuplées seraient menacées de disparition plus ou moins totale d’ici 2100, provoquant le déplacement forcé de 280 millions de personnes. Les villes menacées comprennent, aux États-Unis : New-York, Miami et La Nouvelle-Orléans, en Europe : Amsterdam (déjà sous le niveaude la mer) comme une partie du sud de la France connaitraient le même sort que Venise, en Asie : Mumbai, Bangkok, Shanghai et Ho Chi Minh Ville seraient en partie rayées de la carte.

Qu’en est-t-il des espèces animales ?

Au cours de l’histoire de notre planète, la faune et la flore ont subi 5 extinctions massives, durant lesquelles jusqu’à 70% des espèces animales vivantes se sont éteintes définitivement. La plus connue est celle qui a causé la disparition des dinosaures.

À cause des activités humaines et du réchauffement climatique qu’elles engendrent, la 6ème extinction de masse de l’histoire de notre planète a commencé. Selon une étude de la WWF, 25% des espèces (des zones protégées) disparaitront avec un réchauffement de +2,5 °C et 50% des espèces si le réchauffement est de +4,5 °C. Si de nombreuses espèces sont menacées, certaines, jugées invasives, profiteront d’un climat plus chaud pour proliférer, comme les méduses ou les moustiques.

Une étude parue en février 2019 dans la revue Biological Conservation fait déjà état de l’extinction des insectes dans le monde et prévoit, dans 10 ans, qu’un quart des insectes de notre planète aura disparu et, dans 100 ans, la totalité. Pour rappel, près de 70% de notre alimentation dépend directement de la pollinisation des insectes.

Si l’on devait chiffrer les conséquences d’une augmentation de +2°C au lieu de +1,5°C.

Si l’on veut s’intéresser aux risques financiers liés à ces événements, cette étude publiée dans Nature, estime qu’un réchauffement de +2°C, au lieu d’un réchauffement de +1,5°C, couterait plus de 20 000 milliards de dollars. En cause notamment, des destructions d’infrastructures liées à des ouragans ou typhons, des pertes de rendements agricoles liées à la sécheresse, à l’appauvrissement des sols ou à la prolifération d’insectes, les coûts des assurances toujours plus élevés pour couvrir des risques toujours plus élevés, de lourds travaux de protection des zones côtières pour éviter des inondations et la perte d’insectes pollinisateurs essentiels aux cultures agricoles.

Et en France ?

La France ne serait pas épargnée par le réchauffement climatique. Outre une disparition sous les eaux d’une partie du sud de la France horizon 2100 (régions de Camargue, Aquitaine …etc.), des conséquences sévères seraient notables dès 2050 selon le cabinet de conseil en transition énergétique Carbone 4 : en été, les feux de forêts et la sécheresse se généraliseront jusque dans le nord du pays, provoquant une baisse des rendements agricoles (jusqu’à -40% pour certaines variétés). Insectes et espèces invasives proliféreront, transmettant des maladies et entrainant une baisse encore accrue des rendements agricoles.

Dans le sud de la France, l’été, les épisodes caniculaires exceptionnellement intenses se succéderont (celui de 2003 à fait 15 000 morts en France en 15 jours). Certaines lignes ferroviaires ne pourront plus fonctionner à cause de rails déformés, certains aéroports seront fermés, entre autres conséquences.

À Paris, les pics de chaleurs durant l’été seront plus fréquents et plus sévères, les températures maximales pourraient atteindre 54°C, tandis que les très grandes crues de la Seine se multiplieront.  

Un réchauffement bien réel causé par l‘homme

Il est légitime de se demander qui sont les groupes de scientifiques qui prédisent de tels changements et quelles hypothèses de travail les amènent à de telles conclusions.

Un des groupes les plus reconnus dans ce domaine est le GIEC, le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, qui regroupe des chercheurs de 195 pays et qui dépend directement de l’ONU.

Selon le dernier rapport du GIEC, la température moyenne aurait déjà progressée de près de +1°C par rapport à l’ère préindustrielle (1850), et malgré la volonté de rester sous les +1,5°C (comme prévue par la COP21 de Paris), les engagements actuels des pays signataires nous conduisent droit vers un scénario à +3°C. Ce scénario est dit « optimiste » étant donné qu’il ne prend pas en compte le retrait officiel des Etats-Unis en 2017, deuxième plus gros émetteur de CO2 au monde derrière la Chine.

Dans leur dernier rapport, les scientifiques du CNRS prévoient des scenarios plus pessimistes encore (considérant une rapide croissance de la consommation des énergies fossiles) avec un réchauffement de plus de +7 °C pour 2100.

Pour plus d’informations relatives au réchauffement climatique, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Énergie) a publié ce très bon résumé.

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