Protection des forêts & des océans

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Soutenir la dépollution des océans et l'arrêt de la déforestation

Les forêts et les océans sont essentiels pour les espèces animales et végétales, nous compris. En plus d’être nos plus grands puits de carbone, ils sont le refuge d’une immense biodiversité dont notre survie dépend. Protégeons-les.

Les forêts 

Les forêts sont d'une richesse inestimable. Par le mécanisme de photosynthèse, la végétation capte du dioxyde de carbone (CO2) en grande quantité. On estime que les forêts captent et stockent 30% des émissions mondiales de carbone dans leur biomasse. Les forêts assainissent l’air et l’eau en filtrant les poussières et les microbes. 

Elles régulent le cycle de l’eau et préviennent ainsi l’érosion des sols. En fait, une partie de l’eau de pluie qui tombe sur les forêts remonte dans les airs grâce à la transpiration des arbres tandis que le reste permet de nourrir les végétaux et de remplir les nappes phréatiques.

Elles sont aussi un habitat pour de nombreuses autres espèces animales et végétales qui vivent en interdépendance. Elles hébergent 80% de la biodiversité mondiale et principalement des mammifères, des oiseaux, des insectes et des décomposeurs. Si nous avons découvert, décrit et catalogué 1,4 million d’espèces, le nombre d’espèces dans le monde est estimé à 8,7 millions (source ici). 

De nombreux peuples autochtones continuent aujourd’hui de subvenir à leurs besoins quotidiens grâce aux forêts.

Les océans

Les océans sont également un trésor considérable. Les êtres vivants marins qui y vivent nourrissent 1 milliard d’hommes et de femmes. Surtout, on estime que jusqu’à 30% du CO2 mondial émis chaque année par les activités humaines est absorbé par les océans : soit par simple dissolution du gaz dans l’eau (90% de l’absorption), soit par le mécanisme de photosynthèse des espèces végétales vivants en suspension dans l’eau, les phytoplanctons (10% de l’absorption). Pour aller plus loin, nous vous recommandons cet article.

Bulles dans l'océan
Bulles dans l'océan

Ce même mécanisme de photosynthèse des phytoplanctons permet de rejeter 50% de l’oxygène mondial dans l’atmosphère, indispensable à la vie humaine (source ici). 

Pour simplifier, une respiration sur deux que vous réalisez, c’est grâce à la photosynthèse des phytoplanctons. 

Les planctons sont nos amis
Les planctons sont nos amis

En plus de ça, les océans stockent 93% de l’énergie produite en surplus sous forme de chaleur. C’est-à-dire que les gaz à effet de serre émis par les activités humaines augmentent la température atmosphérique et cette chaleur en surplus se retrouve piégée dans l’eau. 

Ensemble, on estime que les forêts et les océans captent plus de 60% des émissions de CO2 mondiales. Leur préservation est donc essentielle. 

L’humanité détruit la biodiversité et les écosystèmes qui lui permettent de vivre 

Les forêts sont victimes de l’empreinte des activités humaines

L’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) est l’équivalent du GIEC pour la biodiversité.

En mai 2019, l’IPBES a publié un rapport alarmant sur l’évolution de la biodiversité mondiale (lire l’étude ici). D’après cette étude, 60% des populations de vertébrés (poissons, amphibiens, reptiles, mammifères, oiseaux) ont disparu depuis 40 ans et 1 million d’espèces sont menacées d’extinction sur les 8 millions existantes.

Le nombre d’êtres vivants sur Terre s’effondre, en particulier dans les forêts.

Ainsi entre 1970 et 2014, les populations d’animaux des forêts mondiales ont diminué de 53 % (source ici).

L’une des causes importantes de ce déclin est la déforestation. Si elle est moins importante que par le passé, plus de 10 millions d’hectares par an ont été rasés ou brûlés entre 2015 et 2020. C’est l’équivalent de 14 millions de terrains de football. Chaque année.

Chaque minute, c’est l’équivalent de 30 terrains de football de surface de forêt tropicale qui disparaissent dans le monde (source ici).

Evolution de la déforestation en Amazonie
Evolution de la déforestation en Amazonie

Ce graphique expose la surface de forêt primaire brésilienne perdue par an entre 2002 et 2018. Globalement, on peut résumer que les êtres humains déforestent toujours massivement. 

Pourquoi est-ce que ces forêts sont coupées et brûlées par millions d’hectares ? Sans grande surprise : pour leur potentiel économique.

Trafic illégal de bois, déboisement pour l’élevage bovin, pour les cultures intensives de soja (utilisées en grande partie pour l’élevage bovin), de palmier à huile ou d’hévéa, pour des projets d’infrastructures gigantesques… L’humanité s’étend et nuit à ses propres intérêts vitaux comme elle nuit aux êtres vivants que les forêts abritent.

L’industrie agroalimentaire serait à l’origine de 80% de cette déforestation (source ici).

Au-delà des pertes énormes de biodiversité, la déforestation restreint une source essentielle de séquestration du carbone et provoque des émissions de CO2 importantes. En effet, quand un arbre meurt, il libère une bonne partie du CO2 qu’il stockait jusque-là, surtout s’il est brûlé.

Les océans font les frais des activités humaines

Les problèmes liés aux activités humaines sont multiples.

  1. La surpêche

Mais que fait ce requin dans ces filets de (sur)pêche ??
Mais que fait ce requin dans ces filets de (sur)pêche ??

Depuis les années 1970, la pêche est devenue industrielle pour répondre à la demande mondiale énorme. Nous pêchons aujourd’hui 90 millions de tonnes de poissons et autres animaux aquatiques par an. Pour vous donner un ordre de grandeur, c’est l’équivalent de 70 000 poids lourds de 3,5 tonnes qui sont pêchés par jour.

Le résultat ? L’épuisement des fonds marins : 70% des stocks halieutiques (les poissons) sont surexploités. Nous pêchons trop de poissons en trop peu de temps et ils n’ont plus le temps de se reconstituer et finissent par s’effondrer.

Les poissons surpêchés en France
Les poissons surpêchés en France

En 2020 en France, les poissons les plus menacés par la surpêche sont dans cet ordre :

  • Le merlu et le cabillaud (terminées les brandades de mamie !)

  • Le chinchard et la sole

  • L'églefin et le merlan

C’est bon à savoir au moment de commander au restaurant.

L’aquaculture (élevage de produits de la mer) est née en réponse à la demande mondiale croissante de poisson et au problème de surpêche. 

La moitié des produits de la mer que nous consommons aujourd’hui est issue de l’aquaculture. 

Malheureusement, l’aquaculture n’est pas encore gérée de manière très durable. D’abord, la plupart des poissons d’élevage sont carnivores. Ils sont entre autres alimentés à base de farines de… poissons sauvages. 20% de la pêche sauvage est destinée à l’aquaculture. Heureusement, il existe des solutions pour améliorer la façon dont on nourrit ces poissons d’élevage.

L’aquaculture détruit les mangroves (des forêts d’arbres tropicaux qui poussent au bord de l’eau) qui sont des écosystèmes parmi les plus riches en espèces vivantes de la planète. C’est par exemple le cas à Mangunharjo en Indonésie ou en Equateur avec la crevetticulture. 

De plus, l’aquaculture pose les mêmes problèmes que l’agriculture intensive : dans ces fermes, on utilise beaucoup de pesticides, d’antibiotiques et on rejette beaucoup de déchets. 

Le film Artifishal (produit par Patagonia et en accès libre sur YouTube) montre que la salmoniculture (l’élevage intensif de saumons) a mené à un affaiblissement de ces poissons, davantage sujets à des maladies et à l’appauvrissement de leur écosystème.

2. La pollution marine

Chaque minute, un camion poubelle de plastique est déversé dans l’océan d’après Greenpeace

Entre 60 et 80% de la pollution marine est d’origine terrestre (pollutions agricoles, rejet de fertilisants, déchets non traités, plastiques etc.).

Campagne de Sea Shepherd contre la pollution des océans
Campagne de Sea Shepherd contre la pollution des océans

Ces déchets notamment plastiques peuvent avoir des conséquences à très long terme sur les océans dans la mesure où ils ne se dégradent pas rapidement. Ils peuvent donc s’accumuler et former des continents de plastiques ou pire, se retrouver dans l’estomac des animaux marins ou leur créer des troubles mortels. 

À ce jour, il y a 150 millions de tonnes de plastique dans l’océan. À ce rythme, il y aura 1 tonne de plastique pour 3 tonnes de poissons en 2025. 

Une autre conséquence des activités humaines est la contamination par le mercure de certains poissons comme le requin, l’espadon ou le maquereau royal. Ces poissons peuvent finir dans nos assiettes et nous intoxiquer à leur tour. 

3. L’acidification des océans

Comme présenté plus tôt, une grande partie du carbone émis par nos activités est dissout dans les océans. La conséquence de cette absorption est une réaction chimique qui entraîne une diminution du pH de l’eau. Plus concrètement, les océans deviennent plus acides.

Cette modification rend le renouvellement des planctons plus difficile. Or ces planctons sont à la base de la chaîne alimentaire marine et ils contribuent massivement à l’oxygénation des océans et de l’atmosphère. 

L’acidification des océans nuit également au développement des coraux qui finissent par se dégrader. Ces coraux sont des écosystèmes très riches qui abritent des poissons, des algues et des organismes endémiques. Ils sont aujourd’hui menacés de disparaître en totalité avant 2050.

Nous avons le pouvoir de faire évoluer notre comportement pour protéger durablement les forêts et les océans.

Notre message, c’est que tous et toutes ensemble, en transformant nos habitudes de vie, nous avons un grand pouvoir pour diminuer notre impact sur l’environnement.

Avec des petites actions au quotidien et des engagements personnels, il est possible de réduire la pression sur nos forêts, sur nos océans et sur la biodiversité qui font la richesse de notre existence. 

Voici quelques idées pour changer les choses : 

Adapter son régime alimentaire pour :

> Remplacer les protéines animales (notamment le bœuf) par des protéines végétales.  

> Éviter de manger des poissons connus pour être surpêchés (merlu, cabillaud, sole, chinchard).

> Réduire notre consommation de saumons issus de fermes piscicoles. 

> Privilégier les poissonniers qui s’approvisionnent auprès de petits pêcheurs.

Diminuer sa consommation de plastiques, notamment ceux à usage unique. En été, faire attention à l’utilisation des crèmes solaires avant de se baigner. Elles sont nocives pour les coraux et les poissons (il en existe des respectueuses de l’environnement).

Et pour accompagner des entreprises plus durables et encourager le développement d’alternatives plus respectueuses de l’environnement, vous pouvez aussi investir avec Green-Got. Par exemple en soutenant une exploitation plus durable de nos forêts, une agriculture plus soutenable, moins carnée et moins dépendante des pesticides ou bien en soutenant des projets de fermes piscicoles durables et la réduction des déchets plastiques dans l’océan.

Bambi & Nemo vous remercient pour votre intérêt pour leur cause !

Regardez comme ils ont l’air heureux :

Nemo est heureux !
Nemo est heureux !
Bambi l'est tout autant
Bambi l'est tout autant

L'essentiel

Quelle est la part du CO2 mondial qui est absorbé par les océans ?

Les océans jouent un rôle central dans l'absorption du CO2 d'origine anthropique : ils absorbent 30% du CO2 mondial. C'est grâce en grande partie à la simple dissolution du gaz dans l’eau (90% de l’absorption) et par le mécanisme de photosynthèse des espèces végétales vivants.

Quelle part de la population des vertébrés a disparu depuis 40 ans ?

En 2019, l'IPBES a révélé que 60% des populations de vertébrés (poissons, amphibiens, reptiles, mammifères, oiseaux) ont disparu depuis 40 ans.

Quelles sont les espèces de poissons les plus menacées par la surpêche en France ?

En 2020 en France, les poissons les plus menacés par la surpêche sont le merlu, le cabillaud, le chinchard, la sole, l'églefin et le merlan. Ces poissons sont donc à éviter lorsque vous vous rendez chez le poissonnier ou au restaurant.

Combien de tonnes de plastique y a-t-il dans la mer ?

À ce jour, il y a 150 millions de tonnes de plastique dans l’océan. A certains endroits comme dans le Nord-Est du Pacifique, il y a tellement de plastiques accumulés que l'on a rebaptisé cet amas le 7ème continent.