Agir avec Green-Got : protéger la forêt amazonienne

Quelques chiffres sur la forêt amazonienne

5,5 millions de km². 8 fois la superficie de la France. C’est la superficie de la forêt amazonienne, la plus grande forêt tropicale du monde.

Selon WWF, on y recense plus de 3 000 espèces de poissons d’eau douce, 40 000 espèces de plantes, 370 espèces de reptiles et au moins 10% de la biodiversité mondiale. Tout cela sans compter les espèces que les scientifiques n’ont pas encore découvertes.

Elle s’étend majoritairement sur le Brésil, mais aussi sur les territoires de la Colombie, du Pérou, de l’Équateur, du Guyana, du Venezuela, de la Bolivie et… de la France (avec la Guyane française).

L'étendue de la forêt amazonienne
L'étendue de la forêt amazonienne

L’Amazonie est ce que l’on appelle un puits de carbone : elle renferme entre 80 et 120 milliards de tonnes de carbone selon une étude de Greenpeace (soit 450 milliards de tonnes de CO₂), captées grâce à l’action de sa végétation. Par le mécanisme de photosynthèse, la végétation capte du dioxyde de carbone (CO₂) en grande quantité et le stocke sous forme solide. Elle libérerait également 6% de l’oxygène présent dans notre atmosphère. Mais en déforestant, on libère tout le carbone capté par les végétaux de la forêt. La lutte contre la déforestation est donc un des principaux enjeux pour la préservation de la forêt amazonienne. 

Surtout, elle joue un rôle déterminant en faveur de la biodiversité et de la régulation du climat sur le continent américain. En tant que forêt tropicale humide, c'est “un climatiseur de la Terre“.

Enfin, de nombreux peuples autochtones continuent aujourd’hui de subvenir à leurs besoins quotidiens grâce à la forêt amazonienne. Elle compte à elle seule 34 millions d’habitants et habitantes dont des centaines de milliers de peuples autochtones. Préserver ces écosystèmes, c’est donc aussi préserver les ressources et habitants et habitantes de populations qui y vivent et en vivent depuis des générations. C'est le cas des Ribeirinhos. Ce peuple est à la fois les habitant·e·s et les gardien·ne·s de cette forêt.

La déforestation : un fléau au service de l’industrie agroalimentaire

Cette forêt fait l’objet de nombreuses convoitises pour son potentiel économique. En effet, cet espace, dont les sols sont parmi les plus fertiles au monde, est propice à la monoculture, à l’extraction minière et à l’élevage bovin. Les 2 industries qui profitent le plus de la déforestation sont le soja et le boeuf.

Chaque année, des centaines de milliers d’hectares de ces terres très fertiles sont brûlés pour faire place aux plantations de soja qui nourriront le bétail et la viande que nous mangeons. Selon Carlos Nobre, météorologiste et scientifique brésilien, spécialiste de l’Amazonie, près de 17% de la forêt amazonienne a déjà été déboisée. On estime aujourd’hui que 50% de la forêt pourrait disparaître d’ici 2050.

En 2021, ce sont en moyenne 18 arbres par seconde qui ont disparu dans cette région (étude indépendante de la plateforme collaborative MapBiomas) : coupés ou partis en fumée, cette déforestation participe au réchauffement du climat et diminue la capacité de puits de carbone de l’Amazonie. Selon les scientifiques, la forêt amazonienne approche aujourd’hui d’un point de bascule où elle émettrait plus de CO₂ qu’elle n’en absorbe.

À l’heure où la bataille climatique gagne du terrain dans les médias, il n’est plus possible de soutenir ces déforestations. C'est pourquoi nous vous permettons avec Green-Got de contribuer à la préservation et à la reforestation de cet espace. 

Zoom sur le Pará et les Ribeirinhos

L’État du Pará se situe dans le Nord du Brésil et est le 2e plus grand État du pays par sa superficie.

Sa capitale est Belém, une ville anciennement coloniale de près d’1,4 million d’habitant·e·s. Elle est parsemée de nombreux îlots pour la majorité sauvage et son climat est équatorial (climat chaud qui est plutôt humide).  

Praça da República (Belém)
Praça da República (Belém)

L’économie du Pará se concentre autour de l’industrie extractive (fer, bauxite, manganèse, calcaire, or, étain), l’exploitation du bois, l’agriculture et l’élevage.

C’est l’État du Brésil qui produit le plus de manioc, d'açaí (un fruit très populaire dans tout le pays que l’on mange sous forme de glace ou de crème), d'ananas et de cacao. On y dénombre également plus de 20 millions de têtes de bétail. Vu de haut sur Google Maps, le Pará semble très vert.

L'Etat du Pará, au coeur de l'Amazonie
L'Etat du Pará, au coeur de l'Amazonie

Mais en regardant de plus près, on voit bien les dégâts de la déforestation (les zones vertes claires).

Vue de plus près, la déforestation fait des ravages
Vue de plus près, la déforestation fait des ravages

Les Ribeirinhos sont un peuple traditionnel qui vit notamment dans l’État du Pará. Leurs habitations se trouvent surtout à proximité des rivières car la pêche et le petit élevage sont leurs principales activités. Leurs habitations sont souvent des palafittes, c’est-à-dire des constructions sur pilotis. Leurs déplacements se font essentiellement avec des petits bateaux à moteur.

Les palafittes des Ribeirinhos
Les palafittes des Ribeirinhos

Le projet que nous finançons

Face à l’expansion de la culture du soja dans l’État du Pará, nous finançons la protection des forêts pour les petits agriculteurs brésiliens.

Concrètement, le droit foncier brésilien permet de facilement acquérir, de défricher et de cultiver des terres non utilisées ou qui ne sont la propriété de personne.

C’est ce flou juridique qui permet aux géants de l’agroalimentaire de raser la forêt pour y planter du soja ou de l’utiliser pour l’élevage du bétail. C’est pourquoi il est nécessaire de permettre aux populations locales de revendiquer leurs droits sur ces parcelles de forêt pour éviter leur défrichement.

Avec notre partenaire Climate Partner, nous finançons l’obtention de droits fonciers des Ribeirinhos, population locale, de sorte que les exploitations agricoles n’occupent plus ces espaces légalement. Grâce à ce projet, les populations locales peuvent, elles aussi, revendiquer leurs droits fonciers sur ces terres, pour pouvoir les utiliser, les protéger et les conserver. En même temps, il assure les moyens d'existence des résidents et résidentes qui sont parmi les plus pauvres du Brésil. Ce projet permet déjà de capturer plus de 350 000 tonnes équivalent CO2 par an.

Une habitante et un habitant après avoir signé le contrat de propriété
Une habitante et un habitant après avoir signé le contrat de propriété

Votre impact à travers Green-Got

Vous avez bien compris l’importance des enjeux liés à la protection de l’Amazonie et vous avez bien compris le projet que nous finançons, mais vous n’avez pas saisi votre rôle dans tout ça ?

Comment ça marche concrètement ?

À chaque paiement que vous faites avec votre super carte bancaire Green-Got (vous avez choisi bois ou plastique recyclé ?), la vendeuse ou le vendeur paie une commission à votre banque. C’est ce qu’on appelle des frais d’interchange. Cette commission peut varier entre 0,2% et 0,3% selon votre type de carte (débit ou crédit). 

Grosse différence : nous renonçons à ce revenu et reversons ces frais d’interchange pour financer des projets comme celui-ci.

À chaque fois que vous dépensez 10 €, 1,87 m2 de forêt amazonienne est préservé. Et à l’échelle de tous nos membres, l’impact est énorme.

À l'échelle individuelle, modérer notre consommation est une des clés pour protéger la forêt et la planète.Même s'ils peuvent aider, aucun programme de reforestation ne pourra être aussi efficace qu'une baisse importante de la consommation. Protéger la forêt avec Green-Got et épargner durablement c'est bien, mais réduire sa consommation de bœuf c'est encore mieux 😉

Un habitant avec le contrat foncier en mains
Un habitant avec le contrat foncier en mains