Comment épargner durablement ?

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Au moment de placer votre argent, avez-vous déjà eu envie qu’il finance des projets qui s’inscrivent dans la transition écologique ? Avez-vous déjà regardé les entreprises que votre épargne finance ?

Comme vous l'avez peut-être remarqué, financer des projets de manière durable, ce n’est en réalité pas une chose aisée. À cause du manque de transparence et de l’absence de données chiffrées sur l’impact des entreprises, on s’y perd facilement et il faut réaliser un travail de fourmi pour y voir clair. Évidemment, on a fait face à ce défi et aujourd’hui, on vous raconte toute notre démarche.

Alors pourquoi c’est si difficile de créer un produit d’épargne vraiment écoresponsable ?

Retour aux bases : c’est quoi l’épargne ?

On appelle épargne les revenus que vous avez obtenus et que vous ne dépensez pas chaque mois (dans des courses de légumes bio et dans des abonnements Netflix). Cet argent peut être placé à la banque dans des comptes spéciaux différents du compte courant et en général rémunérés avec des intérêts annuels.

Livret A, LDDS, PEA, livret jeune, PEL, assurance-vie... Tout ça, ce sont des produits d'épargne qui vous parlent peut-être plus ou moins.

D'abord, retenez que l'épargne peut être plus ou moins liquide, c'est-à-dire qu'elle peut être déposée et retirée plus ou moins rapidement. Les différents livrets mentionnés juste au-dessus sont des produits très liquides : il est très facile de retirer son capital de ces comptes et ça explique leur popularité. 73% des Français et Françaises ont un livret A par exemple.

Le gros problème qu'on identifie chez Green-Got, c’est que tout cet argent n’est pas géré en toute transparence, notamment la partie qui est gérée par les banques. 

Donc nous ne proposerons pas de livrets mais de l'assurance-vie, qui a bien des avantages également.

Et c’est cette assurance-vie qu’on veut la plus écoresponsable possible.

L’assurance-vie, une assurance sur la vie (bah ouais logique) ?

Eh non ! Bien que son nom semble indiquer le contraire, vos enfants ne toucheront pas le jackpot si vous veniez demain à quitter notre petite planète bleue (sauf exception).

Mais ça vous l'aviez anticipé, notre piège gros comme une maison ne vous avait pas échappé.

L’assurance-vie c’est donc un type de placement financier, une forme de compte d’épargne très appréciée de la population française.

Pourquoi ? Car ce placement est intéressant fiscalement (on paye moins d'impôts sur l'argent qu'on gagne), il est souple (on peut y mettre presque tout ce que l'on veut dedans), il est intéressant d'un point de vue transmission et succession et il reste malgré tout assez liquide (on peut récupérer son argent dans des délais raisonnables).

Dès janvier 2022, vous aurez donc accès à des produits d’épargne sous forme de contrats d’assurance-vie.

Est-ce que Green-Got va investir directement cet argent déposé par les épargnants et épargnantes ?

Pas exactement. Notre rôle est de sélectionner les investissements et les fonds dans lesquels votre argent sera investi. Ensuite c'est un de nos partenaires qui en assure la sécurité.

Un fonds d’investissement, ça vous parle ? Non ? Pas de panique, je vous explique.

À la base, pour investir son argent, on avait peu d’options, on pouvait soit :

  • Faire un prêt à des entreprises et récupérer un intérêt tous les ans. On appelle ça une obligation.

  • Faire l'achat d'actions (des parts d’une boîte), avoir un dividende (une partie des bénéfices de la boîte) et profiter de la hausse du cours de l’action pour la revendre plus cher.

En général, les actions sont un peu plus risquées que les obligations car en cas de faillite une entreprise paie ses dettes avant de rembourser ses actionnaires. De plus, une action est une valeur volatile qui peut baisser au contraire de l'obligation.

C’est un peu risqué car si on mise sur la mauvaise boîte et qu’elle coule, alors on perd toute sa thune. Il faut donc acheter des actions ou obligations dans plusieurs boîtes pour ne pas risquer de tout perdre en cas de faillite (c'est le principe de diversification).

Je brasse des billets de Monopoly
Je brasse des billets de Monopoly

Assez contraignante cette histoire...

Des personnes ont eu l’idée de créer ce qu’on appelle des fonds qui sont des “packs” regroupant plusieurs actions ou obligations. En plaçant ses économies dans un seul fonds on a donc accès à plusieurs sociétés d’un coup et c’est bien pratique.

Il existe des milliers de fonds. Certains sont thématiques et regroupent des actions ou obligations d’un seul secteur (pétrole, métaux, hôtels, technologie, banque, sport...), d’autres géographiques (Europe, USA, Asie...), d’autres sont construits pour être le plus équilibré possible et ainsi limiter le risque au maximum.

Chaque fonds gère donc un ensemble d’actions et d’obligations qui forment le portefeuille du fonds.

Vous l'aurez compris : notre boulot, c’est d’identifier les fonds avec les portefeuilles d’entreprises les plus durables.

C’est là que le chantier commence

Vous nous suivez jusque-là ?

On vous fait un petit résumé : en tant que membre de Green-Got, vous pouvez avoir un compte de paiement et un compte d’épargne. Vous aurez la possibilité de choisir entre différents contrats d’assurance-vie écolo selon le risque que vous souhaitez prendre. Votre argent sera sécurisé par un assureur qui mettra votre argent dans plusieurs fonds pour limiter le risque de tout perdre. Nous sélectionnons ces fonds nous-mêmes, pour s'assurer que votre argent finance des entreprises avec des projets verts/écolos.

Tudo bom ? On repassera pour le cours de portugais.

Maintenant, comment déterminer si un fonds est « vert » ou pas ? C’est toute la question et elle est n’est pas simple mon cher Watson.

Notre rôle est de sélectionner plus d’une quarantaine de fonds pour avoir un large choix de projets écolo à financer avec des niveaux de risque divers. Comme ça, que vous aimez ou non le risque, vous aurez une assurance-vie adaptée à votre profil, votre âge et votre situation financière avec un maximum d’impact positif sur l’environnement ! 

Petit rappel sur ce qu’on propose

On pense que l’urgence, c’est la préservation de notre environnement et c’est sur ce point que les banques traditionnelles ne font pas suffisamment attention aujourd’hui.

Elles financent massivement (non, on n’exagère pas) des entreprises qui émettent au travers de leurs activités énormément de carbone et contribuent à l’extinction de la biodiversité (et tout ce qu’on connait du dérèglement climatique).

À tout ça, on veut proposer une alternative bancaire qui s’inscrit dans les Accords de Paris sur le climat et qui finance des projets protégeant la biodiversité.

Change us, not climate
Change us, not climate

Comment on fait pour sélectionner les meilleurs fonds ?

Le label Greenfin

D'abord, on regarde les fonds labellisés Greenfin, une bonne idée (pour tout comprendre, c’est par ici) mais pas suffisante car en les analysant de près, on remarque 2 choses :

1/ Ils sont une trentaine en tout (en juin 2021), ce qui est peu, surtout que la majorité sont des fonds obligataires (avec des obligations quoi) : ils sont moins risqués mais aussi moins rémunérateurs. Pas de risque, pas de rémunération intéressante. Pas de rémunération intéressante, pas de palais. ;)

2/ En plus, on retrouve souvent les mêmes entreprises dans les portefeuilles de ces fonds labellisés : encore une fois, on a besoin de diversifier au plus le risque.

Le label ISR

Ensuite, on regarde les fonds labellisés ISR, et là c'est pas joli joli…

Clairement, ce label n’est pas pensé pour récompenser en premier l’impact environnemental des portefeuilles des fonds. Il a des vertus car il pousse les entreprises à plus de transparence en matière de gouvernance et de social mais ce n’est aujourd’hui pas notre priorité. Si ça vous intéresse d'en savoir plus, on vous recommande cet article.

Le règlement européen sur la transparence de la finance durable

En 2021, la Commission Européenne a créé une réglementation qui a pour but d'orienter l'épargne vers des investissements durables. Nous on dit bravo, on va dans le bon sens.

L’Union Européenne a créé 3 catégories (on les appelle des articles) pour classifier des fonds d’investissement en matière de durabilité. 

L'article 9 désigne les fonds les plus vertueux, qui ont un objectif d'investissement durable.

L'article 8 désigne les fonds qui promeuvent des caractéristiques durables. Ce n'est pas leur stratégie principale mais ils font des efforts.

L’article 6 désigne les fonds qui n’ont pas d’objectif de durabilité.

Malheureusement, ce règlement manque aujourd’hui de rigueur car il laisse de grandes libertés aux fonds qui doivent auto-déclarer leur niveau de durabilité. De plus, les obligations de reporting et de transparence ne seront réellement applicables que dans les années à venir. 

Comme les labels, on prend ces articles comme des avertissements mais pas comme une fin en soi.

Les reportings et notes ESG

Alors, on se remonte les manches et on étudie le portefeuille de chaque fonds un à un. Mais là encore plusieurs limites se dressent :

  • Les reportings des fonds qui sont obligatoires sont très légers sur la partie impact environnemental et la méthodo varie d'un fonds à l'autre. Difficile de faire des comparaisons.

  • On se dit qu'il “suffit” de regarder les activités de chaque boîte du portefeuille pour identifier si le fonds est écoresponsable ou non. Là encore, problème : les fonds ne publient en général que les 10 entreprises les plus importantes de leur portefeuille. C'est très insuffisant pour estimer l'impact environnemental d'un fonds surtout quand on sait qu'il peut y avoir plus de 100 entreprises au sein d'un même portefeuille.

  • Et même si on avait accès à toutes les entreprises du portefeuille d'un fonds, les analyses ESG pour une même entreprise diffèrent beaucoup d'une agence de notation à l’autre. Le tableau ci-dessous qui analyse Facebook est assez clair : d'une agence à l'autre, le géant du numérique obtient une note de 0/100 et 100/100 sur le critère environnemental, c'est fou non ?

Ca commence à se voir qu'il y a un petit problème
Ca commence à se voir qu'il y a un petit problème

Face à cette situation, on se dit qu'il faut reprendre tout de zéro et trouver les informations qui nous intéressent, à savoir l'impact carbone et l’impact sur la biodiversité, au niveau qui nous intéresse, c'est-à-dire les fonds, auprès d'acteurs sérieux en qui on a confiance.

Notre analyse, notre méthodo et nos valeurs appliquées à des données établies avec une rigueur scientifique

On a donc cherché et trouvé un fournisseur de données qui nous donne la contribution d'un portefeuille aux changements climatiques et la pression des activités du portefeuille sur les écosystèmes.

Pour chaque fonds, on a accès à son empreinte carbone. Pour être plus précis, nous avons accès aux scopes 1, 2 et 3 (plus d’explications ici) des émissions induites et évitées de carbone. Ça signifie qu'on a une vision globale des émissions directement et indirectement réalisées par les entreprises du portefeuille. Si tu émets trop de carbone à travers tes investissements, on te finance pas mon pote !

Pour chaque fonds, on a accès à son empreinte biodiversité. On vous sent plus sceptique là, pourtant c'est pas si complexe. Ça signifie qu'on a une vision globale de la perturbation sur l'abondance d'espèces vivantes par kilomètre carré créée par les activités des entreprises du portefeuille. Donc si tu investis dans des boîtes qui tuent trop de Bambi, Némo ou Groot, once again : c'est fini, on te finance plus amiga !

Finalement, on garde notre indépendance de jugement et on a toutes les clés en mains pour proposer le produit d'épargne le plus écolo du marché. Les labels, les notes ESG, les reportings et articles nous permettront de faire de l'écrémage et de vérifier qu'on va dans le bon sens mais ce ne seront pas les éléments déterminants au moment de notre sélection.

L’équipe est fière de pouvoir annoncer que demain, vous pourrez non seulement financer des boîtes qui s'inscrivent dans les Accords de Paris sur le climat mais qui en plus sont des modèles en termes de protection de la biodiversité. Ça, c'est une belle réussite pour nous.

On s'apprête à révolutionner le monde de l'épargne bancaire, avec vous. Et ça va décoiffer !

On va décoiffer le secteur bancaire tradi
On va décoiffer le secteur bancaire tradi

Pour aller plus loin, vous pouvez lire cet article.