Comment réduire son empreinte carbone pour Noël ?

Ah Noël, les fêtes, la famille, les cadeaux et les bons repas. Une période fortement attendue par nombre d’entre nous, l’occasion de se retrouver et de se faire plaisir. Une période très attendue aussi par les marques, mais un peu moins par le climat et la planète. En effet, Noël n’est pas vraiment synonyme de sobriété : entre les déplacements, les repas carnés et les achats en quantité, nos émissions vont bon train (sans mauvais jeu de mots). Alors comment faire pour réduire son empreinte carbone pour les fêtes et ainsi faire plaisir à sa famille sans abîmer la planète ?

L’empreinte carbone de Noël, c’est pas la fête

On se doute bien, en voyant la surconsommation de cette période, que Noël n’est pas propice aux réductions de consommation d’énergie et de production de déchets. Mais concrètement, ça donne quoi ?

  • En France, 100 millions de cadeaux sont offerts chaque année aux enfants (oui, rien que pour les enfants, même pas pour vous). 30% de ces cadeaux sont des jeux électroniques (première source d’émissions de gaz à effet de serre des cadeaux) et 60% des jouets sont en plastique. Et le plastique, c’est pas fantastique.

  • Au Royaume-Uni, chaque personne émet 650kg de CO2 juste pour cette période (soit un aller retour Paris-New York en avion ✈️) et les cadeaux seuls représentent 310kg de CO2 émis. Au total, les 2 jours des fêtes de Noël pèsent pour 5,5% de l’empreinte carbone annuelle du pays.

  • Enfin, aux Etats-Unis, il faut 6,6 milliards de kilowattheures rien que pour les guirlandes de Noël. C’est suffisant pour éclairer 500 000 foyers américains pendant 1 an (ou encore 37 millions de foyers en Afrique sub-saharienne) et correspond à la puissance mise en œuvre à l'échelle de la Terre par le phénomène des marées.

Noël magique, Noël écologique

3 milliards de kilomètres, rien que cela

Et ce n’est pas (que) de la faute du traîneau du Père Noël. 3 milliards de km, c’est la distance moyenne parcourue chaque année dans le monde pour les fêtes de fin d’année. Ce qui n’est parfois qu’un petit déplacement de quelques heures de voiture doit être multiplié par le nombre de personnes qui le font, le plus souvent avec des transports carbonés (notamment la voiture). Si le vélo n’est pas adapté (le froid, la distance, les cadeaux à transporter...), le train reste une bonne option pour limiter ses émissions. Surtout lorsque l'on sait que les transports sont la première source d'émissions de CO2 en France et la quatrième mondiale. Si vous tenez à vous rendre dans un endroit enneigé, plutôt que de faire Noël au Canada, pourquoi ne pas essayer le Jura ?

Si l’on compte tous les transports nécessaires pour l’approvisionnement des magasins en cadeaux, nourriture, sapins... on perçoit l’ampleur du bilan carbone de cette fête, que l’Institut de l’environnement de Stockholm a estimé à 650kg par an et par personne !

Emballé, c’est pesé

Parmi les mauvais élèves de Noël, il y a bien sur les cadeaux. Souvent neufs, produits à l’autre bout de la planète et offerts en nombre, leur empreinte carbone laisse à désirer. Pourtant, de nombreuses solutions existent pour limiter le poids de vos cadeaux sur le climat, sans se priver du plaisir d’offrir (et de recevoir). Parce que ce n’est pas uniquement l’intention qui compte, on pense d’abord avant tout sobriété et utilité. Du reste, en 2020, 18 % des Français prévoyaient de revendre les cadeaux de Noël qui leur avaient été offerts (sympa).

  • Des cadeaux utiles : Oui, mais vraiment utiles ! Parce qu’on n'a pas (vraiment) besoin d’un 14ème jean ou de la dernière console (après tout, une partie de Rami, c’est indémodable !). Alors pourquoi ne pas réfléchir à quelque chose dont on a vraiment besoin ? Cela peut être un matelas pour passer de bonnes nuits, un vélo pour aller au travail ou encore des chaussettes pour remplacer celles qui sont trouées. En pensant bien sûr à choisir des marques engagées pour l’environnement ou en achetant de seconde main. Parce qu’après tout, faire un cadeau qui reste au placard, ce n’est ni très utile, ni très écolo.

  • Des cadeaux de seconde main : Un pas qui n’est pas toujours simple à franchir, car Noël, c’est offrir un beau cadeau (presque toujours) tout neuf. La culture du neuf reste très ancrée. Mais après tout, un joli meuble chiné ou des vêtements de seconde main feront tout autant plaisir

  • Des expériences & du temps : C’est ce dont on manque le plus, le temps de faire des choses ensemble. Alors cette année, pensez à offrir du temps ou une expérience à faire ensemble : la visite d'un musée, un atelier pour fabriquer sa propre bière, une balade en montagne ou pourquoi pas même offrir quelques jours en famille pour Noël justement ? Parce qu’à la fin, ce qui fait les bons souvenirs, ce sont les bons moments passés ensemble.

  • Et pourquoi pas donner ? Et oui, on n’y pense pas assez souvent, mais le don est une source inépuisable de plaisir (c’est Sébastien Bohler, spécialiste en neurobiologie qui le dit). Alors pour Noël, faites un don à une association qui protège la nature, le vivant ou les plus démunis. Une belle façon de penser aux autres.

Et si vous voulez, vous pouvez aussi offrir une pré-inscription chez Green-Got, c’est gratuit et c’est bon pour la planète !

Mon beau sapin doit-il rester dans la forêt ?

Un sapin durable, c’est possible ?

Un autre incontournable de Noël après les cadeaux, c’est le sapin sous lequel on va les poser. En 2019, 6,9 millions de sapins ont été vendus en France. Dans 84% des cas, les Français préfèrent des sapins naturels, contre 16% d'arbres artificiels. Mais, sapin naturel ou artificiel, quelle est la meilleure option en termes d’empreinte carbone ?

Et bien, aucune des deux options n’est vraiment écologique.

  • Les sapins naturels n’ont souvent de naturel que le nom. Ils sont aujourd’hui majoritairement issus de monocultures pauvres en biodiversité et avec un usage important - bien que décroissant - de pesticides. En revanche, pendant sa croissance, ce sapin va capter du CO2 et le stocker. Il est également facilement recyclable en copeaux de bois (même s'il peut aussi finir incinéré).

  • Les sapins artificiels sont en plastique, donc nécessitent du pétrole pour leur fabrication et leur transport (et oui, ils viennent essentiellement d’Asie). Et les énergies fossiles, vous savez, on préfère éviter. Il pourrait être intéressant si on le gardait plus de 20 ans (son bilan carbone deviendrait alors favorable par rapport au sapin naturel), mais les Français ne les gardent en moyenne que... 3 ans. Enfin, les sapins artificiels sont incinérés en fin de vie et leur matière dégage des vapeurs nocives pour l'environnement et l'être humain.

Sapin naturel 1 - Sapin artificiel 0 ?

Globalement, le bilan reste en faveur du sapin naturel, avec sur 3 ans, 9,3 kg de CO2 émis pour 3 sapins naturels contre 48kg pour 1 sapin artificiel. Si vous optez pour un vrai sapin (avec du bois et des aiguilles qui tombent), vous avez plusieurs options pour limiter son impact, comme en choisissant des sapins en pot que l’on peut replanter dans son jardin (où il pourra continuer à grandir et à capter du CO2) ou des producteurs de sapins bios. Vous pouvez aussi faire attention aux labels, l’ADEME en propose une sélection de confiance. Si vous êtes créatifs, vous pouvez aussi créer votre propre sapin avec des morceaux de bois flottés par exemple !

Dernier conseil, allez-y mollo sur les décorations lumineuses, on sait que vous voulez gagner le concours de décoration du quartier, mais là, même Thomas Pesquet peut vous voir depuis l’espace (et en plus, la pollution lumineuse perturbe les animaux).

Une maison de décoré avec des guirlandes électriques
Une maison de décoré avec des guirlandes électriques

On émet ce que l’on mange

Foie gras, huîtres, saumon, dinde, rôti, on ne peut pas dire que Noël soit léger aussi bien en calories qu’en émissions de gaz à effet de serre. Alors pour éviter une indigestion généralisée, il faut se pencher sur les émissions de notre assiette. Autrement dit, dites-moi ce que vous mangez, et je vous dirai combien vous émettez !

Pour réduire son empreinte carbone lors du repas, plusieurs leviers sont possibles :

  • Eviter la viande et limiter le poisson : Et oui, pour Noël aussi, il est possible de proposer des plats gourmands avec peu ou pas de viande et de poisson. Si vous voulez vraiment proposer de la viande ou du poisson, favorisez la qualité à la quantité : petits producteurs et pêcheurs, modes d'élevage et de pêche durables. Le poisson a une empreinte CO2 généralement plus faible que la viande, mais la surexploitation du stock de poissons a des conséquences néfastes sur la biodiversité marine. Sinon, de nombreux sites proposent des idées de recettes pour se régaler sans polluer (gratin de butternut, risotto aux champignons, wok de légumes et tant d’autres) ! Favorisez les légumineuses et légumes locaux et de saison. Une bonne habitude à conserver tout au long de l’année.

  • Faire attention au gaspillage : Noël, ce sont les grands repas de famille, et donc... les grandes quantités de nourriture. Par peur de manquer, on a tendance à trop en faire et à jeter. Planifiez votre repas à l’avance et les justes quantités. Parmi les petites astuces, vous pouvez alléger l’apéro pour garder de la place pour le reste du repas et prévoir des boites pour répartir les restes entre vos invités ou les congeler pour les manger plus tard.

  • Enfin, faisons attention à la consommation énergétique de nos appareils de cuisine. Pour l’anecdote, selon Greg de Temmerman, “si toutes les dindes de Noël aux USA étaient cuites en même temps, la puissance requise serait de 138 GW, une puissance supérieure à celle de l’ensemble du parc nucléaire américain”. En sachant que ce parc nucléaire représente 20% de la production d'électricité aux USA.

Sensibiliser son entourage

Vous voulez être plus écologique pour les fêtes et réduire votre empreinte carbone, mais votre entourage n’est pas enthousiaste à cette perspective ... Voici quelques idées pour les sensibiliser en douceur, sans jugement, et ainsi garder l’esprit de Noël !

Utiliser les cadeaux pour sensibiliser

On en a parlé plus tôt, repenser les cadeaux permet de réduire leur empreinte. Mais on peut aussi utiliser un peu de CO2 pour offrir quelque chose qui va sensibiliser son entourage. Et notamment des livres ! Il y en a pour tous les goûts et tous les âges. Vous pouvez, par exemple, offrir Ça va changer avec vous de Julien Vidal, un abonnement à So Good ou encore la BD Le monde sans fin de Jean-Marc Jancovici ! Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. Et n’oubliez pas de les acheter au libraire du coin plutôt que chez Amazon.

Donner l’exemple

En remplaçant les emballages en papier par des emballages en tissus réutilisables, en prenant le train pour vous déplacer, en faisant un menu avec moins ou pas de viande si c’est vous qui recevez. Cela va ouvrir des conversations, sans faire culpabiliser, mais en montrant que c’est sympa et possible de faire les choses autrement !

Discuter, sans s’engueuler

Les réunions de famille, c’est souvent l’occasion de débattre, et le climat est un sujet de choix. Votre oncle Bernard est climatosceptique ? Prenez le temps d’écouter pour comprendre ses réticences et de rappeler les faits. Peut-être fait-il d’ailleurs des gestes écolos sans même s’en rendre compte. Trouvez les sujets qui peuvent l’intéresser et les arguments qui peuvent fonctionner. La raison qui vous incite à agir ne sera peut-être pas la même que lui. Il ne veut pas arrêter de manger de viande, mais peut-être sera-t-il heureux d’utiliser un vélo pour se déplacer ! Montrez aussi ce que vous faites, et comment cela vous apporte du positif.

Dans tous les cas, soyez indulgent, tout le monde n’est pas sensibilisé de la même manière, et si on arrive à convaincre chacun de faire un peu plus, ce sera déjà beaucoup (d’ailleurs convaincre veut dire vaincre avec, donc il faut que la personne veuille bien vous suivre !).

Célébrer la sobriété

Noël, est-ce les sapins, les décorations, les cadeaux ? Oui. Mais est-ce que ce n’est que cela ? Non. Est-il possible de garder l’esprit de Noël tout en misant sur la sobriété ? Évidemment !

Nous l’avons vu, de nombreuses solutions s’offrent à nous pour passer un Noël sans émettre trop de CO2. Noël, c’est aussi et surtout l’occasion de se retrouver en famille et de passer du temps ensemble.

Et si Noël est une belle occasion de se rappeler l’importance de réduire son empreinte carbone, n’oubliez pas que c’est chaque jour que nous pouvons faire en sorte d’agir pour le climat, pas besoin des fêtes pour ça !

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